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Casting pour New York

Episode 13

Épilogue

Robert fut arrêté par la police grâce à la perspicacité de Gloria !

Une nouvelle fois, la gardienne parisienne, avait eu le nez fin. Lorsque Robert repassa chez elle, seul, pour lui parler de son idée de surprise pour Castille, elle avait eu un mauvais pressentiment.

Elle eut la présence d’esprit de garder le verre dans lequel il avait bu, la serviette en papier qu’il avait utilisée et la boule à neige qu’il avait pris dans sa main.

Elle avait ensuite, un peu gênée dans un premier temps, demandé à madame Jenvrain, commissaire, comment il fallait procéder pour des tests ADN. Amusée et prenant Gloria un peu de haut, madame Jenvrain lui avait fait comprendre qu’on ne faisait pas de tests ADN comme ça. Puis apprenant qu’elle avait déjà aidé à résoudre un meurtre, elle avait finalement accédé à sa demande. Gloria lui ayant touché deux mots de l’histoire, la commissaire se voyait déjà mener une enquête internationale, la résoudre lui permettrait enfin de monter en grade.

Le test ADN avait matché avec un individu natif des États-Unis. À Paris on connaissait son nom, mais outre atlantique c’était resté un mystère malgré l’histoire tragique.

Il y a 8 ans de cela, un nourrisson abandonné fut hospitalisé. Gary, l’ami de Robert, était directeur de la clinique où le bébé fut déposé. Robert, qui avait envie d’un enfant mais se savait stérile, avait tout fait pour adopter la petite fille. Mais la procédure était interminable et Gary n’avait jamais voulu faciliter ses démarches, pour des raisons qui resteraient à jamais inconnues. Puis au fur et à mesure que le montant proposé par Robert augmentait, les principes de Gary fondaient comme neige au soleil.

Les papiers d’adoption en règles, il avait une nouvelle fois augmenté le prix de ses ses prestations pour la “facilitation d’adoption”. Robert qui, quant à lui, n’entendait pas les choses de la même manière, finit par voler le bébé.

Dans les médias il y eu des alertes enlèvement, des perquisitions, des enquêtes. Le bébé volé avait des parents. Robert s’était trompé d’enfant dans la pouponnière. Trop tard pour faire machine arrière.

Une trace ADN avait été retrouvée mais aucun nom n’avait pu y être associé.

Gary fut un temps accusé. En effet il n’avait jamais remis les pieds à la clinique.

Gary était en fait allé chez Robert sans savoir qu’il signait ainsi son arrêt de mort. Robert l’avait accueilli, lui avait servi à boire et avait écouté sagement ses doléances. Gary voulait tout simplement profiter de l’erreur de bébé de Robert pour le faire chanter un peu plus. Robert ne l’avait pas entendu de cette oreille.

Dans ses premières déclarations, Robert tenta de nier, puis il avoua qu’il avait empoisonné Gary avant de faire disparaître son corps dans un coin de sa propriété.

La femme de Robert était tombée en dépression sans jamais s’occuper vraiment de Brenda. Puis elle avait commencé la chirurgie esthétique pour qu’on ne tente pas de chercher une quelconque improbable ressemblance avec sa supposée fille. Elle aussi était prisonnière des actions de son mari, d’une certaine façon.

Robert, confronté pour la première fois de sa vie à un problème que son argent ne pouvait plus résoudre, finit par prendre la terrible décision de se débarrasser de sa fille. Pour ce faire, son plan était simple : il lui suffisait de faire miroiter une vie de rêve a une pauvre étrangère pour lui faire ensuite porter le chapeau.

Il fut condamné, pour le meurtre de Gary et celui de Bob dont la seule faute fut de s’être montré trop avenant avec Castille. Linda fut internée et Brenda retrouva ses vrais parents ainsi qu’un grand frère qui avait toujours rêvé d’une petite sœur. Brenda n’oublia jamais Castille.

Castille non plus n’oublia jamais sa jeune élève. Elle avait essayé de garder contact mais c’était compliqué pour la petite fille et ses parents qui devaient réinventer leur vie avec des années de retard.

Le temps passa, puis un jour, Castille et Polo assistèrent avec leur fille de 8 ans à une compétition de patinage artistique. Ayant accès au bord de piste, Castille entendit une conversation en anglais :

« Sérieux ! Il faudrait vraiment que tu changes tes protège-lames.

– Pourquoi ?

– Regarde ils ont mille ans, ce n’est pas possible ! Ils sont tout pourris

– Arrête avec ça.

– Tu as quand même les moyens d’en acheter des neufs. J’ai honte.

– Tu as honte ! Juste à cause de protège-lames. Faut te faire soigner mon pauvre. »

L’homme qui parlait à la jeune femme devait être son entraîneur. Castille reconnut en cet homme un tempérament destructeur. Ce pervers lui faisait une crise au moment où elle allait s’élancer sur la glace, pour lui faire perdre ses moyens peut-être, certainement. Castille ne supportait pas ce genre de comportement. Elle évita tout de même de regarder dans leur direction pour ne pas gêner encore plus la patineuse et l’entendit de loin se donner du courage avant d’entrer en piste :

« Ses protège-lames ont peut-être 1000 ans mais c’est grâce à la personne qui me les a offert que j’en suis là aujourd’hui. Allez Brenda, sourit pour faire croire que c’est facile. »

Elle fut appelée sur la glace et tout sourire elle s’élança.

Castille ressenti un tremblement en entendant Brenda et ces paroles prononcées en français avec un accent charmant.

Elle fut encore plus émue lorsqu’elle vit les deux protège-lames, beaucoup moins roses qu’autrefois, posés sur la balustrade.

Castille ne rata rien de la prestation de sa première élève, qui avait maintenant largement dépassé le niveau de son ancienne professeure. Ses yeux s’embuèrent.

Malgré un saut mal réceptionné, Brenda réussit parfaitement son programme. Elle sortit de la glace, seule, son pervers n’ayant pas jugé utile de l’encourager puis de la féliciter pour sa prestation.

Castille, après une brève hésitation, prit les protège-lames et les tendit à la jeune femme. Quand leurs regards se croisèrent, elles tombèrent dans les bras l’une de l’autre.

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